T'en fais pas petite soeur, c'est pas toi, c'est la vie qui est glaciale quelquefois, tout se reflète dans les vitres et dans les miroirs, on arrive plus à toucher les vrais gens, les vraies émotions.
On ne sait plus dire les choses.
On regarde de loin c'est tout.
"le front aux vitres comme font les veilleurs de chagrin"
Je viens d'emprunter ces quelques lignes à Marie, et je la remercie, comme je te remercie Isa, des mots écrits, qui m'aident à panser (voire penser) mes souffrances, mon esprit tortueux.
Je vais y arriver, à m'aimer, à m'accorder cette confiance.
A me dire que oui, enfin, malgré ces défauts que je ne vois que trop souvent, me dire enfin que je suis quelqu'un de bien, même si je ne suis pas cette personne inaccessible et parfaite qu'on aurait aimé que je sois.
Je suis ce que je suis, la chieuse invétérée, qui râle sans cesse parce que son monde idéalisé n'est pas parfait, qui s'ulcère à la moindre contrariété, à la moindre injustice, au plus petit des dérapages....
Oublier les comparaisons, oublier la perfection, laisser de coté les "on-dits", laisser les gens parler sans les interrompre (??), digérer mon ulcère, oublier mes épaules et les poids qui y repose. Oublier les craintes de mal-faire, les craintes de trop en faire, oublier les "et si...", les "si j'avais su...", oublier les regrets.
Accepter le présent, le temps gris, la future canicule. Accepter ma peur d'être, assumer ce que je suis.
VIVRE TOUT COURT.... et comme le dit Enzo Enzo, être Juste quelqu'un de bien.
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