Une fois n'est pas coutume, dimanche 1er octobre a lieu la grande braderie de Houilles (2ème après celle de Lille), alors si vous êtes dans le coin, venez chiner, flâner, marchander quelques objets...
J'attend trop.
Je le sais bien.
C'est mon handicap depuis toujours.
Je regrette après de ne pas avoir fait les choses que je m'étais programmées.
Et il y a les autres. Ces parcours que j'ai suivi, je dis parcours parce que je ne sais pas comment les qualifier. Les choses pour lesquelles j'ai commencé par foncer.
Comme si j'avais vu d'abord l'objectif, et ensuite, petit à petit, le tableau s'était éclairé.
Les situations que j'ai compliquées. Les bras que j'ai baissés.
Et il y a ces parents là. Ceux là qui m'ont élevé (du mieux?).
Ceux-là que je reçois mal en ce moment. Je ne les comprend pas. Mon décodeur doit déconner...
Je les sens si loin. Et comme un rien me perturbe, cet éloignement là me rend toute chose.
La remise en question pourrait être, elle aussi, une de mes nombreuses soeurs jumelles.
Surtout quand je me suggère la question presque ado-psychanalytique: « mais qu'ai-je donc fait pour mériter ça? »...
Malgré toutes les forces qui me viennent certains jours, il y a ces soirées, voire ces jours, où tout semble aller un peu de travers. Où rien n'est voulu ni contrôlé. Où tout paraît triste et gris foncé.
Triste et bleu comme dirait Jonasz.
Mais je viens de renouveler mon abonnement aux petits coups de blues, et je sais très bien qu'ils ne durent pas. Même si c'est pénible. Et long. Et glauque.
Histoire de mieux remonter ensuite.
c'était il y a un peu plus de deux ans, j'avais décidé de prendre des cours de chant. Cherchais-je de l'assurance? Cherchais-je à avoir confirmation si je chantais bien ou non? Cherchais-je à me trouver une occupation? Cherchais-je à savoir si j'étais dans la lignée de chant de ma grand-mère?
Je suis aller clamer mon Mal-être à une inconnue, et elle n'a, forcément, pas capté ce qui n'allait pas puisqu'elle n'était pas là pour ça.
Alors j'ai remballé ma belle voix que personne, pas même mon cher&tendre, n'a entendu jusqu'aujourd'hui. Et le Mal-être s'est répandu. Je l'ai soigné depuis, mais avec autre chose que des vocalises.
............................................................................................................................. J'avais choisi cette chanson là.
Anodinement pensais-je à l'époque. Non en fait. les paroles pleines de sens ne pouvaient pas me sauter aux yeux car j'étais déjà si embourbée que je voulais juste me sentir vivante. Vivante. A tout prix.
Ce sont les mots de Robin de la semaine passée. L'image est belle et cela nous a fait bien rire.
Ses mots là m'ont transportés dans son imaginaire, l'imaginaire. Comme s'il y avait un soleil nouveau chaque jour. Simple comme l'imaginaire d'un enfant.
Mettre la coque du babybel sur son nez et le voir se transformer en clown: "Bonjour les Zenfants!" dit-il. Le virus se répand à tous les membres de la famille et, tour à tour, chacun devient clown. Un virus de bonne humeur.
Aller sur le balcon et laisser un peu de soleil entrer en moi.
Fermer ces yeux et laisser ma main, mon poing, s'ouvrir.
Regarder ces êtres magnifiques et les autoriser à m'atteindre, me toucher, du fond du coeur et de la paume de leurs mains. Oter les piquants qui n'ont jamais fait mon armure, qui n'étaient là que pour l'apparât. Non je ne mords pas. Encore juste quelques défenses un peu débiles.
Ma mue est pour bientôt.... dès que mon soleil aura repoussé!
C'est mon bateau. je le mène comme bon me semble. même si.
Même si parfois l'angoisse est venue parce que, justement, j'étais libre de décider. C'est tout de même mieux non? Etre libre de décider.
Ce qui est insupportable, ce serait d'être otage d'une situation, qu'on l'ait initiée ou non. Comme subir une absence par exemple. (et subir une présence?)
L'absence d'une amie à mes cotés quand j'emmène les enfants au parc. Pouvoir parler des dents qui poussent de travers ou du dernier film vu ensemble, comme tant d'autres choses bien plus personnelles. Cette amie presque parfaite, non superficielle, utopique peut-être.. Celle qui ne survit pas grâce à son compte en banque, celle qui a des valeurs. Elle n'est pas là. Encore faudrait-il accorder du temps pour cette amie.
Alors je suis seule aux parcs. Sans douleur mais seule.
Vit-on tous seuls les uns à coté des autres? Qu'est-ce qui m'empêche de voir les gens que j'aime? Les kilomètres... Oui, une partie de la réponse.
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