Il y a plaisir et culpabilité.
Sont-ils indissociables?
Il y a ce qu'on a envie de faire et ce qui est réellement possible.
Il ya les chaises qui grincent.
(je sais, aucun rapport) (enfin si pendant que j'écris ces lignes, la chaise sur laquelle je suis assise grince)
Il ya le ciel si chargé que je croirai voir la mer à l'envers.
Ces et ses remous.
Alors j'embraye, je débraye, j'entre sur l'autoroute, je me fais serrer de près par un c-----d, je lève le pied, je sors de l'autoroute, ...............................
En ce lundi 27 novembre, j'avais fêté les anniversaires des personnes concernées, c'est inévitable, car j'ai curieusement la mémoire des chiffres. De l'avant dernière plaque d'immatriculation du véhicule de mon Poupa à celle de mon vieil-ex-petit ami, aux numéros de téléphones (enfin ça c'était avant l'ère du téléphone portable, ça m'a flingué en partie la mémoire) et autres dates anniversaire de tout ordre (naissance, mariage, décès,...), rien à voir avec mes capacités en arithmétique... Dommage!
Bref, en ce lundi 27 novembre, j'avais pris le parti de profiter d'une journée à moi: faire ce que j'avais envie...
Je suis allée chez Ikéa. Ben oui, c'est plus fort que moi. Il m'appelle.
Toutes ces allées, ces salles d'expo, ces tout petits morceaux de semblants de vie. Entassés là les uns à cotés des autres.
Ça frise la perfection cette bête là.
Et alors, ce jour là, je n'étais pas seule.
Un tas de femmes enceintes s'étaient données rendez-vous.
Je n'ai rien contre,
attention!
Cependant, et malgré ma constatation, lorsqu'il m'a fallu régler ma dette (ben j'ai quand même trouvé quelques objets quasi-parfaits: une bouilloire (the first of my life!!), 2 paires de rideaux, un tapis, une boule à thé (pour aller avec la bouilloire), deux tasses, deux verres verts d'eau très chhholis!, un drap housse, etc....), et bien je suis allée faire la queue à une caisse... et au bout de cinq minutes, je me suis aperçue que cette caisse était prioritaire... et pas le courage de changer..
Les femmes enceintes m'avaient rattrapées et elles sont donc passées devant. Parce que, sérieusement, je n'ai pas le ventre pour leur faire concurrence... dommage...
Par ailleurs, lors mes traversées ikéasiennes, j'ai croisé des regards, je me suis retenue de trop sourire...
et je me suis vue dans un miroir. Et il me semble avoir aimé ce que j'y ai vu. Je me suis regardée, et c'était comme si je n'en croyais pas mes yeux alors je me suis regardée une seconde fois. Je me suis fait la réflexion: c'est bien moi là! C'est enfin moi...
Je suis rentrée chez moi avec cette chanson.
J'ai posé les rideaux en laissant le surplus de tissu trainer par terre. Peu habituel pour moi qui suis, non pas maniaque, mais un tantinet perfectionniste. (et à ce jour mardi 28/11, 22h29, ils traînent toujours!).
Les chats ont dormi de joie sur le tapis marron et neuf ... et je ne les ai chassé qu'une seule fois.
Je suis allée faire mes blog-tours habituels et vu l'annonce de Philippe sur la journée mondiale contre le Sida. Et là, je me dis qu'aujourd 'hui, mon moteur manque un peu d'essence.
Peut-être un petit revers de culpabilité?
Qui sait.
comment vous faites, vous, avec tout ce flot de souvenirs qui ressurgissent un peu chaque jour? comment fait-on pour vivre avec eux, eux qui ont longtemps été absents, refoulés, enfouis...
Pourquoi suis-je triste à ces souvenirs??
J'ai reçu hier des sacs pleins de nounours... poupées...
Les enfants sautaient de joie, émerveillés devant ce tas de vieilles choses,..
Tous ces souvenirs étalés là, par terre, comme mon enfance répandue sur le sol.
Peut-être amère parce que frustrée de voir que finalement tout ne me revient pas en mémoire...
comme si elle voulait garder les moments les plus heureux pour elle, elle fait en sorte que je ne me rappelle pas de tout.
Ou alors c'est juste une petite soupape de sécurité... devant ce temps qui passe inexorablement vite.
Quand je laisse couler la pluie, même si je cours en dessous, je ne rétrecis pas. J'entends des "quel temps" par-ci par-là..., ben oui, quel temps. Mais ça passera.
Rien n'est définitif!
Une reflexion à venir?
Une phrase à méditer: Nous sommes perfectibles.
ou plutôt: Sommes nous perfectibles?
Pas choquée. Outrée. Je ne trouve pas les mots.
Voici la deuxième pétition que je signe (cliquer dessus pour l'agrandir).
Qu'est-ce que c'est que cette politique de merde?
Je sais bien qu'il y a des solutions à trouver, mais celle-ci n'en est pas une.
Renvoyer des immigrés dans un pays d'origine qu'ils ne connaissent que peu voire pas du tout.
Renvoyer ces personnes alors qu'ils ont péniblement réussi ce dur travail d'intégration.
Explications données à Chloé, qui a pour copines les deux fillettes en question en plein apprentissage écrit de la langue Française, elle m'a dit "mais c'est du n'importe quoi!". Ben oui ma fille, c'est ça la France. Toutes ces contradictions,....
Et moi qui m'évertue à lui faire découvrir et aimer toutes ces différences....
Courage, persévérons, ne baissons pas les bras, ne fuyons pas.
Moi qui suis française, de souche française, je ne suis pas fière...
J'ai longtemps mal-aimé les dimanches, et particulièrement ceux d'automne et d'hiver.... ils étaient lourds de tensions, de non-dit, de peurs. Si seulement il avait eu cette chanson, je les aurai mieux vécus!
Les dimanches soirs étaient synonymes de boule dans le ventre, appréhensions de la semaine à venir....
Mine de rien, l'angoisse date!
Ecoutons donc!
*Ajout du 12 mars 2007: suite à la note de Christie ici, voici les paroles de la chanson de Sia, pour mettre d'autres mots sur ces dimanches..
Sunday
For those who've slept For those who've kept
Themselves jacked up
How Jesus wept
Sunday
Sunday
For those in need
For those who speed
For those who try to slow their minds with weed
Sunday
Sunday
For those who wake
With a blind headache
Who must be still
Who will sit and wait
For sunday, to be monday
Yeah, it will be ok
Do nothing today
Give yourself a break
Let your imagination run away
For those with guilt
For those who wilt
Under pressure
No tears over spilt milk
Sunday Sunday
Sunday Sunday
Sunday Sunday
Yeah, it will be ok
Do nothing today
Give yourself a break
Let your imagination runaway
Yeah, it will be ok
Do nothing today
Give yourself a break
Let your imagination runaway
Il y a un temps pour tout.
Un temps pour réaliser ce qu'on a et ce qu'on a pas, ce qui nous enrichi et ce qu'on a perdu.
Un temps pour s'apitoyer sur son sort, puis un temps pour aller de l'avant. C'est toujours joli à lire « aller de l'avant ». Je l'ai dit souvent, souhaité beaucoup, envisagé un certain temps.
Je parlais d'une pause douceur...
J'ai réussi à lâcher du lest à propos de certaines choses et situations difficilement supportables, douloureuses à vivre.
Et mon amie culpabilité a toléré ce larguage. Il ne s'agit plus de prendre du recul et d'y retourner tête baissée. Il ne s'agit pas non plus de prendre la fuite.
Plutôt tourner des pages sans regret parce que c'est vital.
Il ne s'agit plus de survivre mais de Vivre.
En virant les petits bouts de névrose qui dépassent trop et m'empêchent. Allé, zou.
Peut-être que le contenu du blog changera... qui sait. Un peu, rien qu'un tout petit peu..
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