Autour de ce feu de joie
je danse avec des elfes bleus méthane,
nous chantons ensembles nos voix s'élèvent vers le ciel..
ne reste qu'un écho.. au loin
Je me retourne et nous sommes alors rejoint
par des centaines d'êtres
pour faire choeur à nos âmes
qui chantent enfin leur mélodie.
Dans quelques heures, nous fêterons Noël. Chacun à sa façon, entourés ou non.
Pour la première fois cette année, j'ai pris plaisir à chercher les cadeaux de chacun, à prendre finalement mon temps pour les choisir, sans me laisser influencer par leur valeur marchande.
Alors, même si les fêtes ne se déroulent pas si parfaitement que ça, je suis heureuse.
Je suis heureuse de retrouver une partie des miens et de penser à ceux qui sont à la fois loin et proches, à ceux qui sont dans mon coeur.
A vous qui passez ici, je vous souhaite de passer de Bonnes Fêtes.
NB: oui je sais, la chanson va dans l'autre sens.. mais je suis comme ça, un peu à contre-sens.
J'ai appris ce soir que j'avais un point commun avec la chanteuse Camille.
Alors je suis toute en joie. ça peut paraître débile, mais je suis super contente, je trouve ça extra. Quel point commun??? Elle aussi a vu Ray Charles en concert lorsqu'elle était enfant, et ça l'a profondément marquée. Alors une ch'tite chanson pour fêter ça, parce que j'aime beaucoup Camille.
Je conduisais en m'imprégnant de la chaleur de ses rayons. Mais il a décidé de s'imposer et entrer par mes yeux. La tentation de les fermer était grande, mais je conduisais rappelez-vous. Il s'est attaqué à mon iris et je crois en fait qu'il souhaitait en modifier la couleur. Avant ça et d'une autre manière, j'aurais été d'accord, mais là non! J'aurais aimé avoir la couleur d'yeux du héros dans Ravage de Barjavel. Un noisette très orangé. Fort heureusement, les tunnels de la défense ont eu raison de lui. J'ai gagné par K.O. technique.
Un peu plus tard, j'ai écouté la Radio Suisse Romande et Brigitte Patient , .... Alors qu'est-ce que ça peut bien faire d'entendre un des mes textes à la radio, lu par une autre voix que la mienne? Bien, au début, ça m'a fait sourire car ça m'a apporté de la satisfaction, puis, selon le passage lu, les larmes sont montées un peu. juste un peu.. Et lorsque ça s'est terminé, je me suis sentie toute chose, toute drôle.. Comme face à la réalité, aux limites du blog..
Une minute de creux puis ma machine est repartie en route vers de nouvelles aventures (Ouais!!). Faire des muffins avec les enfants (non, je ne les ai pas hachés pour les inclure à la recette), sentir l'odeur des petits gâteaux envahir la maison.
Mettre de la musique un peu plus fort (les voisins confirmeront mes dires) et écrire un peu.
Ecrire sur les amitiés que je méconnaissais ou me refusais jusqu'ici. Pas le temps, pas l'envie, pas l'énergie, pas la confiance. Aussi, avec un coup de pouce invisible, j'ai pris le risque, ce risque justement vital à l'être humain, de leur accorder ma confiance et de mériter la leur. Et ça a du bon! J'en viens donc à vous toucher quelques lignes ou quelques mots qui m'ont, justement, touchés. Ils m'ont été transmis par ma supérieure hiérarchique et je ne sais comment, elle a vu juste. Bonne lecture.
L'art du risque par Yves Duteil
Le risque zéro n'existe pas... Pourtant, il nous guette, embusqué derrière le principe de précaution,
dans l'ombre d'une assurance, sous la garantie du constructeur. Pour
éviter la catastrophe, ou pour se protéger de ses retombées éventuelles,
chacun s'abrite, se sécurise, ouvre un parapluie, prévoit un parachute,
un filet de protection, une corde de rappel. Un monde sans risques pourrait-il devenir notre idéal? L'innovation, la
recherche, l'aventure, la compétition, l'exploration reposent sur l'inconnu,
dans le lit même du risque majeur, au seuil du danger. Le quotidien
les y rejoint, à l'école, en avion, partout où la prudence est de mise, à la
mairie de chaque commune, en traversant la rue ou en tombant amoureux.
La prise de risque semble s'estomper à mesure que le courage de vivre nous quitte. La peur de s'engager, de se marier,de s'envoler du nid conduira-t-elle les générations du futur vers l'amour en CDI? Tout engagement comporte des aléas, et l'apprentissage consiste autant à les gérer qu'à les éviter. Si l'existence nous capitonne la route, nous met des airbags aux chaussures nous enferme à l'abri des épreuves
qui nous renforcent ou de l'adversité qui nous construit, le premier vrai
coup dur ne risque-t-il pas d'être aussi le dernier? La chasse aux responsables entraîne aussi dans son sillage la grande
chaîne du défaussement. Par avance, on recule. Chacun décline toute
responsabilité par fax, e-mail ou par courrier, pour refilerl a patate chaude
au voisin. Entre notre exaltation et nos peurs chroniques, le plus
grand risque serait de ne pas en prendre. Aimer,c'est risquer de souffrir,
mais une cuirasse nous protégerait du risque d'échouer, pourtant le
succès n'arrive qu'à ce prix. Même si l'aventure de la vie se termine toujours très mal, il n'existe
pas de meilleur remède contre le néant... Devant le péril,omniprésent
dans notre vie, la meilleure protection n'est-elle pas la vigilance, celle
qu'on endort en se mettant à l'abri de tout? Vaincre sa peur est un rite
commun à toutes les espèces. L'oiseau doit se lancer dans le vide pour
découvrir qu'il peut voler. Le risque s'apprivoise quand on se mesure à
lui. La sécurité est devenue notre thème d'élections. Qu'elle soit rapprochée, sociale, routière, publique, alimentaire, nucléaire ou de l'emploi,
beaucoup s'assurent, se rassurent, peu assument. La pire des assurances agréées,
c'est celle de nos sentiments les meilleurs... ."
Envie-besoin de douceur.
D'une pause ou d'un peu de répit.
De temps simplement.
De reprendre mon souffle.
Singulier. Moi qui commence tout juste à aimer courir, qui me suis acheté des baskets pour courir justement.
Peut-être pour compenser. Pour me donner une raison-ou une bonne excuse- pour ne plus courir en dehors de l'autre temps.
Dans le temps que je décide, que je choisi, et bien je cours.
Dans le temps imposé, je décide de ne plus courir. Mieux même. J'adopte le ton de l'humainement possible. La wonder-woman qui poussait mes murs autrefois est définitivement éteinte.
Alors je répond, pas toujours très gentiment pour l'instant, que je ne peux pas me dédoubler (même si ma soeur schizoïde le souhaiterai), ni même me détripler voir déquadrupler...
Et avec les enfants, je choisi, pour la première fois, de les laisser, seuls, prendre en charge la déco du sapin. Leurs yeux brillent alors qu'ils attrapent les boules, ils trépignent à l'accrochage de l'étoile tout en haut. Même si elle est trop lourde ensuite et fait se tordre le sapin. C'est rigolo au moins.
Voilà ce genre de moments pour lesquels je décide de ne plus courir, de ne plus mettre mon grain de sel par crainte de ne pas tout maîtriser.
Finalement, les regarder décorer m'a rendu plus heureuse que si je l'avais fait moi-même.
C'est un peu comme leur permettre d'avoir des souvenirs bien à eux. Sans imposer les miens.
Accepter qu'ils aient en volontiers de meilleurs .
Cette nuit, alors que je ne dormais pas, la maison était très calme.
Le sapin clignotait, le ciel était surchargé de nuages. Je suis allée chez Marie, qui suspend son blog.
Je suis allée lire le 20 minutes du 04/12, qui avait pour thématique principale les blogs.
Je me pose la question du pourquoi?
Pourquoi continuer à écrire ici, pourquoi raconter des choses qui ne concernent que moi, ou presque.
Le fond de la question est: ce blog a-t-il un sens?
Est-ce que j'ai envie de continuer?
... Dans tous les cas, ce vendredi 15 décembre, sur la Radio Suisse Romande, ceux qui le souhaitent pourront écouter des passages de mon blog à travers la voix de Brigitte Patient...
ça se passe ici:
L'écrit du blog, par Brigitte Patient: " Camaienne est née en 1974, elle utilise aujourd'hui le passé pour mieux appréhender sa vie. Elle remercie tous ceux qui vivent près d’elle, car elle dit qu’elle est difficile à supporter. Sur son blog, des albums photos, des idées de lectures, de musiques, des textes… C’est Camaienne dans tous ses états.
" Voici le lien au Journal Infime :
Le premier donne accès à la page d'accueil de la Radio Suisse Romande : ici Le second au journal infime :
là ou encore là
Voilà quelques temps que je vois apparaître, via mes stats, la recherche des paroles de la chanson sus-nommée. Alors pour satisfaire ceux qui cherchent et pour faire plaisir à Arno qui aime particulièrement cette chanson, voici les paroles accompagnées de leur musique:
Whatever happened to the great escape The finest enemy.
Crafted with pride by monsters on the train.
The world is great to suckers
We have the story of the impossible
A tale passed on so frail One of make-belief Maybe impossible to achieve
And really close
Who sew the lion's hungry in the cage With the confidance of a clown
The little man who rises on the stage
As he falls without a safety net
We have the story of the impossible
A tale passed on so frail.
One of make-belief
Maybe impossible to achieve
And really close
Whatever happened to the great escape
And all the plans we make
Crafted with pride by Monsters on the train.
The world is great to suckers.
We have the story of the impossible
A tale passed on so frail.
One of make-belief
Maybe impossible to achieve
But oh so close
Aujourd'hui une note de l'infirmière qui semble être en crise interne ces temps-ci.
Plusieurs facteurs favorisants à mon avis...
Le premier, beaucoup de départs ces derniers temps. Quand je dis départs vous comprenez bien entendu décès. Je ne m'attendais bien évidemment pas à des naissances dans une maison de retraite.
Mais je pense que mon seuil de tolérance est atteint. Les gens s'en vont, aussi agés soient-ils, je me suis attachée à certaines personnes. Des liens mêmes. Des repères... Et oui, ils étaient dans la "maison" avant moi. Et ils ne sont plus.
Il y avait une dame qui m'avait surnommée "les ptits cheveux", car à mon arrivée, j'avais les cheveux longs, attachés et certains s'échappaient, et "ma ptite dame" me distinguait de cette façon. J'avais alors droit à mon bisou matinal. Elle se cremait le visage tous les matins, et à chaque bisou, je ressortais toute crémée moi aussi. Il y avait cette personne si maigre, si anorexique depuis si longtemps que nous nous demandions tous comment elle faisait pour tenir le coup. Il y avait ce monsieur, si grand et si beau, si cohérent et conscient des jours qui lui restait. Il y avait cet autre râleur invétéré qui laisse cette chambre vide et cette sonnette si muette. Il ya cette jolie dame qui s'en va aujourd'hui vers une autre maison. Mais bien vivante cette fois.
Il y a ce collègue, si généreux, qui décède alors qu'il n'avait que 39 ans. Qui laisse encore du vide. Trop de vide à vivre.
Il y a ceux qui restent, se dégradent comme on dit. La charge de travail s'alourdit.
Consécutivement, un étrange sentiment est venu m'envahir il y a 2-3 semaines. Je sortais de l'ascenceur, une dizaine de résidents étaient rassemblés autour d'une table. La vue, cette vue, m'a donné la nausée. Je me suis demandé alors, combien de temps encore vais-je tolérer cela? Comment, quels mots mettre sur ce malaise que j'ai ressenti.
Je ne veux pas rester sur cette impression, parce que je l'assimile à un échec. Elle révèle aussi mes peurs, peur de ne pas continuer dans cette voie. Et que faire alors?
Peur de vieillir comme ces personnes là. Peur de me perdre dans un flot de problèmes surajoutés par une hiérarchie frileuse. Peur de perdre de vue l'Humain par manque de temps et de possibilités.
Voilà ce dont je manque. Je suis en manque d'Humanité.
Voilà pourquoi je réfléchis souvent à changer, faire autre chose tout en restant dans le paramédical. Pour être plus proche de ceux qui en ont besoin. Pour me sentir mieux aussi, je l'avoue.
Ne pas entendre la petite voix qui me dit "tarde pas trop, y'en a d'autres à voir ensuite" chaque matin lorsque je distribue les médicaments. Qui reviendrait à dire "t'as pas trop le temps d'être simplement humaine ma grande".
Est-ce une question de limites? Accompagner, aider, mais jusqu'où? Cela pourra faire partie d'une autre note. Peut-être.
Savoir se préserver, sans se culpabiliser.
La durée de "vie" de la pratique infirmière est de 7 ans. Je l'ai dépassée. Mais pour combien de temps?
Aujourd'hui dimanche, j'avais envie d'écrire sur la petite part de génie qu'on a tous en nous. Loreena m'a d'abord inspirée puis sapée de mélancolie. Et je ne sais pas pourquoi, j'ai toujours besoin d'une mélodie comme point de départ d'un écrit; et ces derniers temps je suis plutôt en manque d'inspiration.
Je pourrais aussi vous écrire mes goûts et attraits pour certains acteurs mais le dernier n'avait pas eu de franc succès. Tant pis, ceux qui sont pour moi physiquement et comédiennement intéressants (je sens bien que je ne vais pas être très "people" là mais j'ai vainement essayé de l'être et pouf, c'est tombé à l'eau__ ça me gave vite) sont ceux là: Ben Stiller,Vincent Cassel (ah si celui là il est people), Adrian Brody (toujours), Ethan Hawke, Ewan McGregor,.... c'est déjà pas mal.
Un peu laborieux mais je vais maintenant tenter de trouver le point commun entre la part de génie qui réside en chacun de nous et ces fameux acteurs. ( j'ai pas dit qu'ils étaient beau, ça c'est l'affaire et le goût de chacun)(justement..).
Vous avez souvent entendu la fameuse phrase, celle qui prône l'anti-tolérance, la pseudo-hypocrisie, celle qui veut pour ainsi dire: "va, je ne te hais point".
Donc cette phrase là: "il n'y a pas que le physique qui compte". Qu'est-ce que cherche à dire la personne qui prononce cette phrase là? Veut-elle faire croire à son interlocuteur qu'elle est prédisposée à entamer une relation profonde basée sur le respect de l'autre? Veut-elle juste lui faire savoir qu'il-elle est laid(e) mais qu'elle l'apprécie quand même?... Ou cherche-t-elle simplement à se rassurer d'abord, s'assurer qu'elle est une bonne personne? Se vendre au mieux aux yeux (à l'esprit?) de quelqu'un d'autre?
Cette phrase là, on ne devrait plus l'entendre. ("devrait" c'est très moche aussi).
Pourquoi ne doit-on plus l'entendre?
Parce qu'on ne choisit pas son physique, on naît avec (on naît comme on est, on est comme on naît).
L'apparence se modifie avec l'age, acné, rides, cheveux blancs,etc...
On peut toujours avoir recours à la chirurgie pour corriger certains « défauts » qu'on ne vit pas bien mais, ça ne change pas notre nature profonde.
Le physique ne compte que si l'on s'attarde dessus, si on lui donne plus d'importance qu'il n'en a.
Il ya aussi une part d'éducation que l'on reçoit, comment nos parents ont vécu leur physique, leur apparence, comment nous ont-ils appris à prendre soin de notre apparence?
Aimer ce que l'on voit dans le miroir. Même si aux yeux de certains autres, ce n'est pas « accrocheur »..
S'aimer soi pour s'autoriser, s'accorder l'accès à des moments de génies. Aussi rares soient-ils.
Planter des graines de potiron et s'extasier devant les pousses vertes, lire de la reconnaissance dans les yeux d'une gamine autre que la sienne, échanger avec mes enfants, masser le dos de Robin et le faire s'endormir.
Arriver à ressentir du bonheur à faire certaines choses et l'apprécier.
Alors le physique compte-t-il?
Il compte parce qu'il renvoie une image et de nos jours c'est l'image qui prévaut hélas.
Il compte aussi parce qu'il traduit des émotions.
Alors que fait-on de cette sale phrase?
Que fait-on de mes acteurs?
Peut être vais-je tout garder...
Mais ce qu'il faut mettre à la benne c'est le jugement hatif.
Celui-là qui prétend que, parce qu'une caissière ne te sourit pas, elle est forcément un cas social... Seulement, le jugement est un moyen de défense.... je ne peux pas prétendre mettre de coté d'un coup de baguette magique ce qui m'a consitué un bon nombre d'années.
Mettre de l'eau dans mon vin? je ressens la difficulté ici. Décrire comme l'imperceptible. Potasser le jugement pour en faire quelque chose de plus clair et approfondi à la fois.
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