Je copie le poisson et je vous propose ce petit quizz, d'une facilité déconcertante. Si si, il s'agit de trouver l'oeuvre illustrée par ces 3 extraits (donc 3 oeuvres).
1er morceau
2nd morceau
dernier morceau
Donnez moi donc vos réponses, je vous donnerai la mienne dimanche.
PS: qui dit oeuvre, dit cinématographique, théatrale, etc..
dimanche 1er juillet, 16h30: les oeuvres étaient donc n°1 Américan Beauty Bravo Philippe ! n°2 Forrest Gump re-Bravo Philippe n°3 Sol en Cirque Bravo Romy !
Le gagnant de ce quizz est donc PhilippeRomy (cf les commentaires, la prochaine fois je ferai attention au code source ;-))
à ton tour un p'tit quizz ? Qu'est-ce que vous en dites ??
j'aurai pu nommer cette note " j'ai testé pour vous ". Mais non. Cet après-midi, je suis allée voir quelqu'un. Un homme que je ne connaissais pas. Qu'une amie de la sculpture m'a recommandé tout de même. De la salle d'attente, je pouvais entendre des bribes des mots qu'il échangeait avec la dame avant moi. Un ton plaisant, doux et qui m'a semblé tout de suite respectueux.
Puis la dame est sortie. Il est venu vers moi. De ma taille, la quarantaine passée, les cheveux légèrement grisonnants et touffus, bien portant. Et m'a lancé un " à nous ? ". Je me suis levée et l'ai suivit dans sa pièce. Et je me suis sentie tout de suite en confiance. Un peu comme un " je m'en remet à vous". Tout ça pour vous dire que j'ai trouvé l'ostéo, mon ostéo. Pas seulement celui qui fait craquer mes vertèbres. Celui qui connait maintenant un bout de mon histoire en regardant et manipulant mes épaules, ma tête, mes hanches, mon ventre, qui m'a fait rire et sourire pendant cette séance remuante. Il avait commencé par un " vous ne semblez pas souffrir" et a fini par un " y'a un sacré sac de noeud"..
Ah AH.. Ha ?
En sortant de son cabinet, j'ai levé les yeux et le ciel était bien menaçant, gris foncé. Mais c'était joli à regarder. Un peu comme celle-ci, avec d'autres couleurs..
Je me suis trouvée toute petite, mais toute chose.. toute importante.. Là tout de suite, j'ai les épaules qui chauffent, le dos en marmelade, cette fois pour la bonne cause. Je sens le chaud, je sens l'importance de prendre soin de moi, l'urgence aussi de penser à moi.
Quand je pense que j'ai failli m'oublier.
Bizarre, dans cette ville où je suis venue 2 ou 3 fois, je m'y suis sentie étrangère, pas chez moi, pas le même rythme, pas les mêmes boutiques, pas les mêmes personnes.
Hier soir, couchée, je me remémorais le rêve cauchemar de la nuit précédente.
Face à lui, regardant ce vide qui me renvoie à moi. Cette page toute blanche qui me laisse décider où je peux aller, me laisse libre de faire des choix, de me poser mille questions, d'étaler mes doutes. Et broder autour de ça, accompagnée de mes amies de toujours, angoisse et névrose. Rien que devant lui, ce cahier plein de feuilles blanches, montrer de l'assurance. L'apprivoiser pour me convaincre que je suis simplement capable.
Et puis. Et puis tout prendre et tout balancer par la fenêtre. Foutre en l'air toutes ces questions qui me ralentissent, m'engluent davantage chaque jour. Et franchement affirmer ce qui ne me va plus, cesser pour une fois d'hésiter. Hésiter entre le pot de sauce B*rilla plutôt que B*itoni. Hésiter pour les cheveux - courts - longs -... les arracher?
Attraper mes angoisses, et en faire un grand feu de joie puisque c'est la saison des feux.. j'ai loupé les feux de la St Jean? Flûte .. Faire exploser mon moule, devenu bien trop petit pour Elle et moi.
En revenir à ce cauchemar ? Je suis dans la rue, mon sac posé sur le rebord d'une fenêtre a disparu. Je le retrouve plus loin, vide ou presque. Ne reste que de vulgaires papiers et mon téléphone plein de messages codés et de mauvaises farces. La grande panique monte en moi, avec une phrase tournant : il sait tout, il sait qui je suis.
Arghhhhhhhhhhh !!
Camille ~ Je ne suis pas ta chose
Je me suis à demi réveillée, rassurée que ce ne soit qu'un rêve, mais mal à l'aise..
Peut-être qu'écrire à demi-mots ne me convient pas, simplement. Et peut-être que vivre à moitié non plus. Unir le Elle et le moi ? Le décider consciemment ou laisser l'inconscient faire son oeuvre ?
Cette nuit encore, il m'a rappelé à l'ordre. Il m'a dit que j'allais dans la mauvaise direction et qu'il fallait que je change de train. Vite.
( non mais sinon ça va bien hein ..) à part ça, vous voulez un p'tit quizz en attendant celui de Stéphane ??
c'est toujours comme ça. Il me faut des moments sombres, des idées fixes, ruminer, tourner en rond. Et d'un coup, un mot, une phrase, un geste, font que mon soleil réapparait.
derrière je laisse ça:
Rien faire. Immobile. Ne rien faire pour ne pas me tromper. Rester en
couveuse, bien fermer le couvercle pour ne pas prendre froid. Rester en
couveuse jusqu'à pourrir. Pourrir les autres qui ne se sauvent pas. Ne pas risquer de connaître autre chose, d'autres choses. Ne pas m'épuiser à casser les murs que j'ai mis tant de temps à élever. Rester définitement dans l'immobilisme. Paralysée.
de l'énergie nouvelle, des bateaux qui s'entre-choquent, du devant qui n'attend que moi. Des définitifs que j'aurai voulu rassurants n'existent que pour que je m'y enferme.
Un abcès que je suis incapable de percer sans Lui. Sans aide extérieure. Sans ces mots qui ne m'appartiennent pas et qui m'ouvrent davantage.
Vous entendez ? vous l'entendez ? je l'ai choisie parce que mon coeur y bat. Certes plus rapidement que dans ma poitrine. Mais il bat. ça me rappelle le scope que je surveillais d'un oeil à L'USIC* pendant que l'autre luttait contre la fatigue. Tous ces tracés de rythme cardiaque, ces bips, plus ou moins longs pour nous alerter, et ces alarmes stridentes lorsqu'une personne n'allait vraiment pas bien. Ouhhhh ... On déchoque ? non.. je débloque ? non plus ..
Hé ! vous avez lu ? Vous l'avez lu le commentaire de Marie ? J'en ai plein le dos ?
Marie, je te remercie, ça m'a fait beaucoup de bien ce que tu as écrit. Un peu comme une claque pour remettre les idées à leur place. Me décharger de cette croix que je porte, qui m'a été transmise dans mon enfance.
Seulement, est-ce que je saurai faire autrement, sans croix, sans poids ..
Quelque chose me dit que j'ai besoin de ce métier là, de tous ces contacts, de cette humanité, mais pourquoi ai-je envie d'aller voir ailleurs ?
des jours à chercher le pourquoi du comment, des heures à peser le pour - le contre, et des moments flash comme ça, où le prendre soin est plus fort que les questions ( Et c'est maintenant que le bilan est programmé que je suis plus sûre de moi. Je ne suis pas obligée de rester Infirmière pour prendre soin, non ? ). Où un coup de fil passé et le tour est joué, je saute en l'air de soulagement.
Dolores O'Riordan ~ October
Seulement toutes les tensions ne se résolvent pas sur un coup de fil ou sur une pensée fulgurante Il y a celle dans mon dos qui reste .. comment ça j'ai une vertèbre déplacée ????
"Nos tyrans sont nos vices.
Le plus cruel de tous dans ses sombres caprices,
Le plus lâche à la fois et le plus acharné,
Qui plonge au fond du cœur un trait empoisonné,
Ce bourreau de l'esprit, quel est-il ? C'est l'envie."
Eh bien oui !! la belle photo a bien été prise dans le port du Havre. Il s'agit en effet de l'Incendie et destruction du "Paris" en 1939.
Voilà l'explication associée à cette photo, issue d'un livre dont j'ai récemment hérité*,
" Malgré les soupçons d'attentat qui flottaient dans l'atmosphère tendue de l'immédiate avant-guerre, il semble bien que la destruction de ce navire ait été accidentelle. En tout état de cause, elle affecta profondément les havrais.
On aperçoit ici le "Paris" que les lances d'incendie des pompiers ont couché sur le flanc dans leur tentative désespérée de le sauver des flammes. Au fond, le "Normandie", qui n'allait pas tarder à disparaître, lui aussi victime d'un incendie, à New-York cette fois. "
(Jusque là, j'avais toujours entendu parlé des bombardements subits au Havre, et à ma grande stupeur j'ai découvert les photos de ce même bombardement en ouvrant ce livre qui retrace une partie de la vie du Havre. Je me demande aujourd'hui comment ma grand-mère a fait pour vivre après cela. Comment font-ils, tous ces hommes, toutes ces femmes, pour vivre après ça ? SURVIVRE ? )
Mais je m'égare !
C'est donc Stéphane qui l'emporte, premier à avoir donné la bonne réponse ! Je te passe donc la main, si tu le souhaites, pour une nouvelle énigme !
Merci à vous pour vos recherches, humour et persévérance !! ( pas de "sardine" cette fois Suzie ( mais quelle est cette expression bien connue ?? dis m'en plus !), ni de bateau humanisé comme l'auraient aimé Jul' et PPDA )
* LE HAVRE Photos d'identité 1851 - 1994, de Christian Zarifian et François Pinel.
des jours. des semaines ? Plus que ça. des mois. oui c'est plutôt ça, des mois.
Je laisse passer les minutes, les heures,.. ainsi que le reste du temps. Mais il y a une chose qui nous rapproche, les uns, les autres. On n'a pas toute la vie devant nous. On n'a pas le temps de tout repousser perpétuellement.
On a le temps par contre de ressasser ce qu'on n'a pas fait, ce qu'on aurait pu faire autrement, le temps de se repasser tout en mémoire. Y penser, et y repenser. Y perdre la notion de cette roue qui tourne, en sortir étourdi.
J'aurai toujours le temps de me dire, ah la la, ce que tu aurais pu faire mieux que ça. Bien, bien.
Seulement voilà, en début d'après-midi, je préparais ces foutus piluliers de m---- (ohhhh !), et ma p'tite voix m'a dit "hé cocotte, tu vaux mieux que ça". Et rien que de l'entendre, j'ai failli rougir... Nous avons tous des tâches quotidiennes pesantes, peu ragoutantes, voire totalement inintéressantes. Or tout dépend dans quel état d'esprit elles sont abordées, non ? .......
De la valeur que je veux bien m'accorder ? de la valeur que j'ai envie d'accorder aux Autres ? Voilà le noeud.. mon noeud ?
Le tableau noir, lui, reste impuissant, supportant ce rappel. Non, pas si impuissant que ça en fin de compte puisqu'il témoigne aujourd'hui.
J'ai pas toute la vie devant moi, elle non plus. Et je pense à elle tous les jours.
Faire les choses consciemment, correctement. J'aimerai arriver à ne plus zigzaguer, parvenir à tracer une ligne plus droite. Pas parfaite, mais plus droite.
Qu'est-ce qu'il y a là ?
Là dedans.
Un vaste fouilli.
Un enchevêtrement de souvenirs, des vieilles choses refoulées, des cadeaux que j'aime garder, que j'aime regarder encore.
Je tourne autour. Seulement le problème, mon problème, c'est que je n'aime pas les choses neuves. Enfin, pas trop.
J'aime les choses, les objets, les amours qui ont une âme.
Les pour toujours auxquels on aime croire. Auxquels on s'accroche. Je m'y écorche. Encore et encore, comme si une fois n'avait pas suffit.
J'ai toujours aimé écouter les histoires des autres sans pouvoir conter la mienne.
La mienne.
Je ne sais pas parler de moi à la première personne, et ceux qui me connaissent le reconnaissent dans ma voix. Elle tremble, et je vacille. Ici, c'est plus facile.
Voilà pourquoi peut-être je ne sais pas te parler. Est-ce que j'ai su ? Comment ?
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