Peut-être suis-je coutumière des deuils non faits. Ou bien une lente du deuil. [je vous entend vous savez, "chaque chose en son temps"]. Peut-être que les pages sont trop lourdes pour être tournées.
Allez savoir.
Chez Marie, il y a trois mois environ j'avais découvert une chanson de Mika, cette chanson qui m'a réconciliée avec lui.
Lui que j'insupportais, pour son trop de pep's, trop d'entrain [ tout ce qui semblait me faire défaut alors]. Donc la chanson découverte, Happy ending, je l'ai bien écoutée, j'en ai lu les paroles et je m'en suis imprégnée, prise à coeur et par coeur. Pour moi, un peu vite, comme ça m'arrive souvent pour les chansons mélo. Je me les colle sur le dos, semblables à un alibi de ma mélancolie..
"[...] je compris [...] que j'avais encore un avenir devant moi si j'avais le courage de marcher vers lui." Paul AUSTER - le livre des illusions
Je sais. Je connais le frein à ce manque d'entrain, le mien. Il s'agit bien de cette main qui ressurgit de derrière, celle qui m'attrape l'épaule et m'empêche, me ralentit, mes des parenthèses à mes sauts vers l'avant.
La solution ?
Couper la main. Tout en ayant à l'esprit qu'elle restera derrière. Que le "derrière" reste. Quoique je fasse.
Comme trouver la position antalgique pour mieux supporter la douleur ?
Vivre avec la douleur.
Faire comme si elle n'était plus ?
L'an passé, lorsque mes épaules me rappelaient leur existence douloureuse, le kinésithérapeute de la maison de retraite m'a rappelé ceci: "la douleur est une information, il faut que tu la traites comme telle".
Bon, bon, bon.
Alors je prend tout, la douleur, la culpabilité, la main, le froid. Je mets tout dans un mixer ?
Mais non, c'est d'un décodeur dont j'ai besoin.
~ percevoir les couleurs de la vie ! ~















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