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Damien Guinet
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Vos allées & venues

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janvier 2008

29 janvier 2008

Le fantôme de derrière


Peut-être suis-je coutumière des deuils non faits. Ou bien une lente du deuil. [je vous entend vous savez, "chaque chose en son temps"]. Peut-être que les pages sont trop lourdes pour être tournées.

Allez savoir.

Chez Marie, il y a trois mois environ j'avais découvert une chanson de Mika, cette chanson qui m'a réconciliée avec lui.
Lui que j'insupportais, pour son trop de pep's, trop d'entrain [ tout ce qui semblait me faire défaut alors]. Donc la chanson découverte, Happy ending, je l'ai bien écoutée, j'en ai lu les paroles et je m'en suis imprégnée, prise à coeur et par coeur. Pour moi, un peu vite, comme ça m'arrive souvent pour les chansons mélo. Je me les colle sur le dos, semblables à un alibi de ma mélancolie..


"[...] je compris [...] que j'avais encore un avenir devant moi si j'avais le courage de marcher vers lui."   Paul AUSTER - le livre des illusions

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                            Bateau_bosphore    


Je sais. Je connais le frein à ce manque d'entrain, le mien. Il s'agit bien de cette main qui ressurgit de derrière, celle qui m'attrape l'épaule et m'empêche, me ralentit, mes des parenthèses à mes sauts vers l'avant.

La solution ?
Couper la main. Tout en ayant à l'esprit qu'elle restera derrière. Que le "derrière" reste. Quoique je fasse.

Comme trouver la position antalgique pour mieux supporter la douleur ?
Vivre avec la douleur.
Faire comme si elle n'était plus ?

L'an passé, lorsque mes épaules me rappelaient leur existence douloureuse, le kinésithérapeute de la maison de retraite m'a rappelé ceci: "la douleur est une information, il faut que tu la traites comme telle".
Bon, bon, bon.

Alors je prend tout, la douleur, la culpabilité, la main, le froid. Je mets tout dans un mixer ?
Mais non, c'est d'un décodeur dont j'ai besoin.

                                  Istanbul_color

                                                       ~ percevoir les couleurs de la vie ! ~

23 janvier 2008

les Quêtes

La page blanche, j'en ai la frousse. Je l'évite, je n'ouvre plus le cahier qui est toujours bleu depuis le temps. Comme si la Bérangère d'avant se planquait sous la couette, et ne voulait pas en sortir. Par peur d'affronter quoique ce soit.
Pas envie d'écrire, pas envie de décrire. Pas l'absolue nécessité d'écrire ma vie, la laisser faire, la laisser se raconter. C'est ça oui. Merde alors. Plutôt crever. Comme si j'allais me laisser enfermer dans un bouquin.

Le pire qui pourrait m'arriver (?), c'est qu'on me laisse alors là-haut, vous savez, sur le dernier étage de la bibli, à prendre la poussière comme le p'tit pingouin de Toy Story 2.
Qu'on m'oublie là haut, la tout en haut. Qu'on me laisse à mes nuages aussi colorés soient-ils mais impalpables.
Moi la chose vivante, qu'on m'oublie, moi la maladroite, moi la sensible, qu'on m'oublie moi qui hésite toujours à sauter dans ma vie*.

Oui. le pire aussi serait de ne plus pouvoir la raconter, cette vie que je vis. La raconter encore ? Même si les retours sont amoindris ??
Voilà la question actuelle posée en boucle dans  la boite crânienne qui fait office de tête à penser: à quoi bon continuer de lancer des messages quand il n'y a plus de courant ??
A quoi bon ? Hein ??

Je vous raconterai bien que ce soir fût une soirée exceptionnelle puisque j'ai fait la cuisine [pour ceux qui suivent, ils se souviendront que j'en parle souvent de ces jours là parce qu'ils sont rares et donc précieux, parce que ce sont des petites avancées culinaires, des avancées de ma confiance en moi ptêt bien aussi], et qu'au final j'ai sorti le plat du four, les gants à la main, toute conquérante que j'étais, créant ainsi spontanément ma toute première chorégraphie pour gants de cuisine ! Yesssssssss ! (sur la mélodie bien connue de Philippe Katerine, j'ai nommé "j'adore")

                     

                          La_vie_des_gants
                                                            

                                                       ~ les gants sus-nommés au repos bien mérité ~




*Allé, je saute ?  Chiche  !!

22 janvier 2008

comment j'ai sauvé Spiderman [1]

                                                                  

                                             Clic-clic sur l'image pour la voir en entier.

Spiderman_est_vivant

18 janvier 2008

Manque


à gagner                     
de discernement
d'encre
de temps
de courage
de profondeur
de volonté
de patience
de tact
de gens
de soldes
de délicatesse
d'inspiration
à l'appel
de relation
(de sexe ?)
le train
d'adresse
de gestes
de contact
d'amour
de recul
d'énergie
de sommeil
d'ambition

Voilà. et tout ça avec des creux autour, plus ou moins profonds. Des fossés parfois. Des sueurs froides.

par Fishette:

Manque absolu.
Manque de clarté,
Manque d'intelligence,
Manque de bon sens,
Manque d'imagination.
Manque de modération,
Manque de mesure,
Manque de modestie.
Manque de goût,
Manque de naturel,
Manque de foi,
Manque de tact (2)
Manque de place,
Manque de temps,
Manque d'argent,
Manque de matériel.
Manque de vivres,
Manque de main-d'oeuvre,
Manque d'eau,
Manque de moyens.
Manque de pot !
Manque de bol !
Manque à gagner(2)

Par Béatrice:

Manque...
de soleil
d'espace (vital)
de forces
de musiques
de danses
de mots
de regards
de gestes
de souffle
d'appétit
de calme
de repos
de douceur
de clarté
de grandeur
de chaleur
de silence
de bruit
de mouvements
d'équilibre
de stabilité

Par Romy:

Manque de travail.....
donc d'argent
et d'aisance puisque tout est lié....
Manque de voyage
de dépaysement.....

Par Lison:

Manque d'inspiration! (ah ah !)

Par Laurent:

manque d'espérance.

un clin d'oeil de ma tante Elisabeth:

Manque... à tous ses devoirs.

Par Cécile:

manque d'un grand amour…

Par Isa:

Manque de temps,
de sommeil,
de dialogue,
de lien,
de lumière,
d'égalité entre les hommes,
manque de bouff pour ceux qui ont faim,
d'un toit pour ceux qui sont dans la rue,
manque d'écoute...
enfin la liste serait super super longue tu me connais hein ?
Alors je m'arrete a défaut de manquer de ....

 Si vous aussi, avez des manques, je suis preneuse et je les afficherai à l'enfilade des miens. Allé, allé !!

Encore !

 

16 janvier 2008

Chic des clics !

                     

Coeur

 

Voici ma participation au concours photo organisé par Gilsoub et Jathénaïs sur le thème des coeurs.

 

  Champêtre ??  Moi ?

12 janvier 2008

les belles journées

                                                   

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                                         ::  Un joyeux anniversaire à mon Flo de frère ! ::

[ au fait, Flo, à votre avis, c'est le diminutif de quel prénom ?? Quizz !!!!!!! ]

                                                                    Bravo Jul' !
     Il s'appelle bien  Florian !! (mais comment as-tu su du 1er coup ??????)

            ps: Mon Flo, si tu ne souhaites pas que je publie tes photos, just call me and je les retire !

08 janvier 2008

les défilés

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J'ai parfois cette impression de perdre quelqu'un. Un peu comme tirer un trait, tourner une page, quand une relation amicale prend ce drôle de chemin, quand un froid s'installe, quand le mot de trop est prononcé..
Et puis une nouvelle aube arrive, un rayon du soleil. Et le quelqu'un revient. la page tourne dans le bon sens. Le mot est digéré.
La relation renait alors que je croyais l'avoir perdu(e).


  Portishead ~ Roads

[Mais.
La fois où le perdre sera définitif, qu'adviendra-t-il de moi ?
Me révèlerai-je alors si forte que je veux bien me le faire croire ?
Continuerai-je à sourire dans le miroir ?]

Allons, allons, ne cédons pas aux SI(s) et ces multiples posSIbilités.
Ne cédons pas aux mélancolies janvièsques. Pas de panique, je sais faire face au vent triste et froid de l'hiver.
Je sais regarder le temps qui passe au dehors. Seulement, je souffre de manquer de temps ces temps derniers. Je ne suis plus aussi souvent devant ma fenêtre à guetter l'instant, à attendre de m'ennuyer, avoir l'occasion de me demander ce que je vais bien pouvoir faire de ma vie. [cette question là ne sera certainement éludée qu'à la fin, la toute dernière interrogation: ai-je réussi ma vie, leur ai-je donné suffisamment d'élan, lui ai-je procuré plus d'instants heureux que de moments sombres ?]

Chose étrange, le temps va toujours plus vite que moi mais je ne me sens plus suspendue en vol.

04 janvier 2008

Tic Tac

                     Oh!! la belle année que voilà !


Vite, vite, je sors du travail.

Vite, vite, je vais chercher la montre portée à réparer 6 mois plus tôt.
Et là. Là, je me maudis, je maudis ma maladresse.

6 mois auparavant: J'ai eu cette montre entre les mains, l'objet qui appartenait au grand-père d'Arno. Et je l'ai laissée tomber.
Mais si elle marche, mais non elle ne marche plus. Mais non. Mais si. Je la ramasse, je la secoue, je guette le fameux tic-tac. Et rien.

J'ai donc récupéré, quelques jours après Noël, la fameuse montre. Et je maudis toujours ma maladresse (parce qu'elle me coûte cher !)

Seulement, je mets ce petit tracas sur le compte de 2007. Et suis heureuse qu'on ait changé de chiffre.
Pas vous ?

Ma dernière pignouferie ?

30 décembre 2007: je décide de ne pas utiliser de tabouret ni de faire appel à l'homme pour attraper une boite de gants, je prépare mon saut en hauteur, j'attrape ma boite et vlan: j'écrase mes orteils du pied droit, voyez par vous même:  Ae

un tour aux urgences pour vérifier que rien n'est cassé, et rien n'est cassé.

Un ami voisin, aussi maladroit que moi (voir plus en fait), nous a offert ce livre qui est fort à propos et en quelque sorte, rassurant... (et oui on se sent moins seul dans ces petits aléas )

Baleinien bref: Ca nous est tous arrivé un jour... le désarroi devant la machine à laver qui restitue un nombre impair de chaussettes ; la haine envers le pied de table sournois contre lequel se heurte violemment le petit doigt de pied ; la rage envers le semi-remorque qui cache systématiquement le panneau sur l'autoroute ; ou enfin ce don inné pour chercher d'abord dans la mauvaise poche...

Ce sont les odieux petits tracas du quotidien. Contre eux, il n'y a pratiquement rien à faire. Si ce n'est de leur donner enfin un nom, comme on ferait d'un virus ou d'une nouvelle espèce de moustique hargneux. Car, à défaut de les neutraliser, nous pourrons enfin les faire sortir de cet anonymat trompeur et les exposer à la face du monde.

Dans ce dictionnaire, j'ai appris que:

  • le fait de se prendre la manche dans la poignée de la porte un bol de café à la main se disait "abrataphier",
  • beccari signifie accélération cardiaque lors d'un contrôle de police alors qu'on a rien à se reprocher
  • Chacard m'est familier puisque il s'agit du pied de table contre lequel vous vous heurtez violemment le petit orteil.

Donc la maladresse. Elle me suit depuis un moment déjà et je vais faire mentir les lignes plus haut qui accablent 2007. Ce n'est pas l'année en cause mais seulement moi et mes deux mains, pieds, maladroits.
De l'inattention ? De la rêverie ? 

Finalement, il semblerait que ma dernière maladresse date du 1er janvier.

Et vous, vous êtes doués en la matière ??


Maxime d'actualité

  • "Quiconque sauve une vie sauve l’Univers tout entier."
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