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Damien Guinet
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Vos allées & venues

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mars 2008

28 mars 2008

Interactivité & Connecticut

Cher lecteur, chère lectrice,

j'avais prévu de vous parler de l'origine du mot Connecticut, et puis, comment vous dire. Non. L'idée m'a séduite mercredi soir, et puis, pfiiou.

Pfiou parce qu'en quelque sorte j'avais le sentiment que tous les éléments s'étaient ligués contre moi.
Des tonnes de choses à faire, à penser, à prévoir, des tas d'attentes en tout genre. Des résultats, des réponses mêmes absentes.

Alors, hier soir n'écoutant que mon courage (exit les jambes fatiguées, les yeux cernés, et le reste), je suis allée au cours de sculpture.
Dire que j'ai été efficace serait mentir.. Nous avons lutté contre une odeur de putréfaction à grand coup de pchitt lavande (certainement un rat crevé dans les bouches d'aération), puis j'ai longuement discuté numérologie, position des astres, etc etc, avec la copine M.

Donc un cours absolument non-intensif, plein de bla-bla-blas, et totalement oxygénant (sauf pour le rat). Bref.


Ce soir, en allant chez Tippie, re-bouffée d'oxygène avec son bel arbre en photo et la chanson de Bonnie.

Et surtout, la première en oxygène sur le podium, c'est l'arrivée de Tara chez Lison.


Et pour fêter l'arrivée tant attendue d'un devis-travaux, je vous donne en super avant première un aperçu de notre future maisonnette :Maison

                                                                   certes vous ne voyez que le toît..

                                                                          et c'est mieux que rien.

25 mars 2008

Monologue d'une écorce

Ecorce

ne me décortique plus.
n'essaie pas d'ôter les couches de peau qui m'enveloppent.
Ne cherche pas à lire entre les lignes.
Ne tente pas de savoir si je dis blanc en pensant noir.
Ne t'imagine pas que je joue,

Comment ?
Tu dis que tu as arrêté il y a longtemps.
Tu dis que je prend mes désirs pour des réalités ?
Que je perd mon temps ?

Non non.
Je me promène avec ce sac à dos, celui si grand, si lourd. Avec tout dedans.
J'ai tout gardé sans pouvoir trier, ranger, sans pouvoir y mettre d'ordre..
C'est intact.
Seulement mes épaules n'en peuvent plus.
J'ai beau mettre toutes les affaires de part et d'autre de la balance, tout me parait important.
Oui c'est bien ça. Tout.
Parce que c'est à moi.

Alors ne m'en veut pas de tout te livrer comme ça,
comme si je pouvais compter sur toi..

20 mars 2008

- courir - danser - chanter - hurler - respirer - ouvrir grand les yeux - rire aux éclats - 

parce que c'est mon dernier printemps sur ce balcon, celui que je chéri, bichonne, etc...

                                           Vive le Printemps !

la journée

voilà, elle est passée, sans casse, sans hâte. The first real control de mon ère d'infirmière coordinatrice, celui dont je partageais la charge avec le médecin Co.
La bonne évaluation qui va bien. Les beaux dossiers. Les beaux chiffres...

Ohhhhhhhhhhhhhhh, la belle humanité  !!!!


14 mars 2008

Ces choses qui ont un goût, ce goût.

Accompagner, mener, persévérer, poursuivre, croire.
Tout est possible.
Avec les conditions.
Se donner les moyens.
Et croire, encore.

Cet après midi, je suis allée dans l'unité protégée, je m'y suis promenée avec 2-3 personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. La première sentait le chocolat, alors je le lui ai dit. Et comme elle n'entendait pas, je lui ai DIT dans l'oreille et plus fort: vous sentez bon le chocolat!
Elle a serré la paume de ses mains comme pour faire une prière puis m'a souri.
Pourtant j'ai pas mangé de chocolat, ça alors
.. que fait-on maintenant ? je sais pas quoi faire.
Je vous emmène faire un tour ?
Avec plaisir! Vous êtes un amour !

les quelques paroles ont été ponctuées de nombreux échanges de baisers arôme chocolat, comme pour me remercier [?]

à notre ballade couloirdesque sont venus se greffer deux autres résidants.
Un monsieur, qui était en cours de dévastation de nappe (en fait il se la bagarrait avec une autre personne, c'était à celui qui la mettrait en premier par terre), à qui j'ai tendu la main. Il l'a happée, la serrée puis m'a suivit. Il a vainement tenté d'analyser l'emboitement de mon index dans ma main puis a renoncé après que je lui ai dit qu'il y allait un peu fort..

Une nouvelle petite dame, dont la maladie est tant évoluée qu'elle a oublié la langue française et est retournée dans sa langue natale: l'italien. Elle, s'est saisi du bas de mon gilet, a passé l'extrémité de ses doigts dessus, comme pour tâter le tissu, mieux le comprendre, et savoir qui je suis.
Je m'étais pourtant présentée: Bonjour madame, Je suis Bérangère, l'infirmière référente. Comment allez-vous ?
Aqui ?

Seulement je ne parle pas italien.

Après quelques minutes en sa compagnie, j'ai tout juste bredouillé domani avant de la quitter.
Qua ? Que ?

Flute donc de ne pas savoir parler sa langue. Je l'ai laissée en faisant un geste de la main, pour lui signifier mon départ. Mais aura-t-elle compris ?

     Bonheur                                           [jolie photo piquée à belle-maman & Chloé, prise lors de leur escapade au Carnaval de Nice]

Enfin. dans l'escalier qui me remonte au bureau, j'ai senti.
Toute la chaleur, ces regards soutenus, ces mains tenues, ces embrassades, ces petites attentions, sont venus raviver les braises dormantes du fond. Celles qu'on oublie, celles qu'on laisse involontairement de coté parce que c'est comme ça et qu'il y a tant de choses à faire et à penser [panser]. 

J'avais oublié d'entretenir le petit feu qui brule en moi, celui qui aurait pu s'éteindre.

Celui qui attend patiemment dans l'ombre, qui guette les messages, les gestes.
Celui qui chauffe le bouillon de larmes, qui l'entretient, et qui protège ma sensibilité.

Il est toujours là. Je suis toujours là.
Je suis vivante.


[et pour ceux qui veulent de la musique, cliquez sur la flèche verte dans le coin en haut à droite..]

11 mars 2008

quand les bisons se mettent à faire la morale..

10 mars 2008

Aime moi


Une autre que moi

Aussi loin que je me souvienne,
je regardais au travers de la vitre de la voiture, spectatrice du paysage défilant, et déjà, je me projetais dans une vie parfaite,
[parfaitement triste ?].

Ou une vie de ces héros survivants qui se relèvent plus forts à chaque tragédie.
J'ai aussi été tour à tour chanteuse, roulant dans un fauteuil, patineuse artistique, infirmière de guerre, alpiniste, pianiste, victime d'un amour impossible, danseuse étoile, ..

Aimemoi_2

Les lumières défilaient, j'ai poursuivi mes observations, hypnotisée. Longtemps.
Et cela m'a paru si long que je suis finalement passée à l'action.
Et maintenant.
Et aujourd'hui.
J'ai tant été dans le "faire" qu'il me faut un laps de temps pour me poser, mettre à plat mes idées, mes envies, mes besoins. Ma direction.

Avec en toile de fond ma balance qui oscille en permanence entre le trop et le pas assez.
Ma balance. Ma tragique balance. [tragique??]

07 mars 2008

Aime toi

Floue


Ce matin je me suis prise en photo et je n'ai pas aimé le résultat.
Comme si j'avais besoin de ça, cette facilité à me tester presque constamment.
Me lancer des défis.

Aime-toi aujourd'hui.
Aime-toi demain.

Il semble que je doive me prouver sans cesse ma valeur.
Malheureusement les jours insipides, gris, me rendent d'humeur maussade. Et les ressources viennent à manquer, les couleurs aussi.

Je suis comme le caméléon. Je prend non seulement la teinte du support mais aussi je m'imprègne du climat, de l'ambiance. Je l'aggrave. Je suis comme poreuse alors. Et vide.

 

[ la porosité c'est pour changer de l'éponge,
  changer de thème, non,
  changer l'item pour
  accomoder le verbe Aimer
  à ma sauce.] [un jour]

Pour Ingrid

Pour faire suite à Laurent, je fais passer le message:


Lorenzo Bétancourt à Ingrid, Uribe, Chavez, Sarkozy
envoyé par 22marsproduction

Lorenzo Bétancourt, le fils d'Ingrid Bétancourt, s'adresse à sa mère, retenue depuis 2002 en otage dans la jungle par les Farc, ainsi qu'à Uribé, Chavez et Nicolas Sarkozy.

Agissons pour sortir Ingrid de sa captivité. L'appel du 6 mars de Lorenzo est un SOS. Tourné ce jour à Science-Po..   

Il y a urgence..   

Agir pour Ingrid, la pétition :   
http://agirpouringrid.com/base/article.php3?id_article=74   

Comité de soutien :   
http://agirpouringrid.com/base/   

Musique d'après "U-Turn (lili)" AaRON - Neiomi - Universal Music Publishing - Discograph   

Production : 22mars & Isegoria   

Merci à Lorenzo Bétancourt ainsi qu'à tous ceux qui ont rendu ce message possible   

Tous droits de reproduction libres...

Faites passer ! 

05 mars 2008

Détisser


Écrire les mots par milliers, les phrases par centaines, sans réussir à leur faire atteindre un but.

Le but. Les laisser s'échouer sous d'autres regards, les exposer à des yeux in habitués qui les interprèteront à leur façon, leur donneront un sens autre que celui choisi par moi.

Envoyer des bouteilles à la mer avec en dedans des messages, non de S.O.S., mais victorieux. Peut être qu'alors, la simple vue de la bouteille & son contenant fera frémir..
la lecture du papier serait alors décevante ?..

l'espoir seul justifie l'écriture. Avec ou sans destinataire. L'espoir du mieux.
La chance d'être lu notifiée par une réaction du (des) lecteur(s) fait rebondir et permet de poursuivre le chemin quel qu'il soit.

        Liens

L'absence de réponse ne devrait pas être interprétée. L'absence d'information, l'absence de réaction.
L'absence.
Impossible de rebondir sur un vide, sur du rien, impossible de donner du sens à l'absence.

Ignorer le vide ?            

Marcher au dessus sans crainte de faillir.
Errer dans d'autres sphères, atteindre une autre dimension où ma souffrance n'existe pas.
Un monde sans mer, par conséquent sans bouteille porteuse de message.
Ou bien constater l'absence, les absences, en prendre conscience une bonne fois. Les prendre avec moi, ou les envoyer balader.

Et cesser de parler de ce rien.

[à condition que je n'accorde que peu de valeur à ce rien.
Tout est là.. tout est dit]

 

Maxime d'actualité

  • "Quiconque sauve une vie sauve l’Univers tout entier."
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